VOCATIONS- SEMINAIRE DE L'ORCC LEGITIME DE FRANCE
Le Seigneur appelle encore aujourd'hui
L'Église Vieille-Catholique Romaine Légitime de France forme ceux que Dieu appelle au service de son Église.
Fidèle à la foi catholique des premiers siècles, notre Église ordonne des ministres enracinés dans la Tradition, sans exiger le célibat obligatoire.
Cette formation est destinée à former des prêtres et des diacres missionnaires, c'est pourquoi elle se déroule sur une courte durée.
Elle s'adresse à des hommes ayant reçus l'appel de Dieu mais qui souhaitent rester dans la vie civile.
Un prêtre ou un diacre missionnaire chez nous conserve sa vie et sa famille, continue à exercer ses activités professionnelles et ne consacre que quelques jours au service de notre seigneur Jésus Christ, les dimanches pour le Saint Office et les fêtes principales (Noël, Pâques...)
Si vous ressentez un appel au diaconat ou au sacerdoce, cette page est pour vous.
Qui peut candidater ?
Le séminaire de l'ORCC France est ouvert :
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aux fidèles de l'ORCC engagés dans la vie de l'Église ;
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aux chrétiens en recherche d'une Église fidèle à la Tradition et ouverte aux hommes mariés ;
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aux anciens séminaristes dont le parcours a été interrompu ;
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aux ministres ou laïcs engagés d'autres confessions chrétiennes, après discernement.
Conditions : être baptisé et confirmé (ou disposé à recevoir la confirmation), être majeur, jouir de ses droits civils, et présenter les garanties de moralité requises pour l'exercice d'un ministère.
La formation d'un religieux missionnaire :
La formation dure un an et suit un modèle mixte :
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Enseignement à distance : cours écrits, lectures dirigées et devoirs corrigés, fondés sur l'Abrégé de la doctrine chrétienne comme socle doctrinal, complété par la liturgie, l'histoire de l'Église et le droit canonique.
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Sessions résidentielles : temps de formation liturgique et pastorale, retraites et exercices spirituels auprès de l'évêque.
La formation est un organe interne. Elle prépare aux ordinations conférées par l'Evêque, selon le discernement de l'Église.
Le parcours d'admission
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Premier contact : écrivez-nous par le formulaire ci-dessous en vous présentant brièvement.
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Entretien : un échange avec le chancelier, puis avec l'évêque, permet un premier discernement.
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Dossier de candidature : il vous est remis après l'entretien (état civil, parcours religieux, lettre de motivation, extrait de casier judiciaire, lettres de recommandation).
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Discernement : une période probatoire précède l'admission définitive.
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Décision : l'admission au séminaire est prononcée par l'évêque.
Nous contacter :
Utilisez le formulaire de contact ci-dessous ou écrivez-nous à l'adresse de la chancellerie.
Toute demande est traitée avec discrétion.
« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. » (Mt 9, 37)
Déchristianisation
Depuis plusieurs générations, un mouvement profond et continu transforme le paysage spirituel et culturel de nos sociétés : la déchristianisation.
Ce processus ne se limite pas à la baisse de la pratique religieuse, il touche aussi les mentalités, les valeurs, les références symboliques et même la manière dont nous concevons notre rapport au temps, à la communauté et à la transcendance.
Pendant des siècles, le christianisme a constitué l’ossature culturelle et morale de l’Europe et de nombreux pays occidentaux. Les églises étaient au cœur des villes et villages, non seulement comme lieux de culte, mais aussi comme centres de vie sociale, d’éducation et de solidarité. Les fêtes religieuses structuraient l’année, les rites marquaient les étapes de la vie, et les récits bibliques imprégnaient l’art, la littérature et la pensée.
Aujourd’hui, cette présence s’efface progressivement. Les églises se vident, les vocations religieuses se raréfient, et les références chrétiennes deviennent de moins en moins familières aux nouvelles générations.
Les causes de cette évolution sont multiples et entremêlées. La sécularisation, amorcée dès le XIXᵉ siècle, a déplacé le centre de gravité de la société vers des valeurs laïques, où la religion n’est plus la source unique de la morale et du sens. La modernisation et l’urbanisation ont modifié les modes de vie, réduisant l’influence des communautés locales et des traditions. La mondialisation a introduit une pluralité de croyances et de philosophies, favorisant un relativisme culturel qui affaiblit l’hégémonie chrétienne.
Les progrès scientifiques et technologiques ont offert d’autres explications au monde et à l’existence, réduisant le recours au religieux pour répondre aux grandes questions. Enfin, les crises internes et scandales touchant certaines institutions religieuses ont entamé la confiance de nombreux fidèles.
Pour autant, la déchristianisation ne signifie pas la disparition de toute quête spirituelle. Beaucoup continuent de chercher un sens à leur vie, mais en dehors des cadres traditionnels. On observe l’essor de formes de spiritualité plus individuelles, parfois inspirées de philosophies orientales, de pratiques méditatives ou de mouvements humanistes.
Cette mutation interroge : sommes-nous en train de bâtir une société plus ouverte, pluraliste et tolérante, ou bien de laisser un vide spirituel et moral que rien ne viendra combler ?
Les conséquences de cette transformation sont profondes. Sur le plan culturel, la perte de repères chrétiens modifie notre rapport à l’histoire, à l’art et au langage.
Des expressions, symboles et récits autrefois universellement compris deviennent obscurs pour une partie de la population.
Sur le plan social, la disparition de certains cadres communautaires fragilise les liens entre individus, laissant place à un individualisme plus marqué.
Sur le plan moral, l’absence d’un socle commun pose la question de la cohésion et de la transmission des valeurs.
La déchristianisation est donc bien plus qu’un phénomène religieux : c’est un tournant historique qui redéfinit notre identité collective.
Elle nous oblige à réfléchir à ce que nous voulons transmettre, à la manière dont nous voulons vivre ensemble, et à la place que nous accordons au spirituel dans un monde de plus en plus sécularisé.
+ George de Saint Hirst
Un peuple sans culture, est un peuple sans racines
Lorsqu’un peuple perd sa culture, il ne perd pas seulement des traditions ou des coutumes : il perd la trame même de son existence, le fil invisible qui relie ses ancêtres à ses enfants, la mémoire collective qui donne sens à son présent et éclaire son avenir.
La culture est bien plus qu’un héritage figé : elle est une force vivante, un souffle qui traverse les siècles, qui façonne les gestes, les mots, les croyances et les rêves. Elle est la langue qui porte les pensées, les chants qui racontent l’histoire, les récits qui enseignent la sagesse, les savoir-faire qui incarnent l’ingéniosité humaine.
Sans cette culture, un peuple devient semblable à un arbre déraciné : il peut encore se dresser fièrement un temps, mais ses feuilles se fanent, ses branches se fragilisent, et ses racines, privées de terre, ne peuvent plus nourrir la vie. Les mots anciens s’effacent des mémoires, les histoires cessent d’être racontées, les gestes se perdent dans l’oubli.
Peu à peu, l’identité se dissout, et ce qui faisait la singularité d’un peuple se fond dans une masse indistincte, jusqu’à disparaître.
Préserver sa culture, c’est préserver son âme et sa dignité. C’est refuser l’effacement et l’uniformisation. C’est protéger la langue qui exprime les émotions profondes, les chants qui portent la mémoire des luttes et des joies, les rituels qui rappellent l’appartenance à une histoire commune.
C’est aussi accepter que la culture soit vivante : qu’elle évolue, qu’elle s’enrichisse de rencontres et d’échanges, tout en restant fidèle à ses racines.
Un peuple qui défend sa culture affirme qu’il n’est pas seulement une population sur une carte, mais une communauté consciente de son passé, fière de son identité et déterminée à la transmettre. Il sait que chaque mot transmis, chaque geste répété, chaque histoire racontée est une graine plantée dans le cœur des générations futures.
Car un peuple qui se souvient de qui il est, qui honore ses ancêtres et nourrit ses enfants de cette mémoire, ne disparaît jamais vraiment. Il vit dans les voix qui chantent encore ses mélodies, dans les mains qui perpétuent ses savoir-faire, dans les cœurs qui battent au rythme de ses valeurs.
Et tant que cette flamme brûle, même faiblement, elle éclaire le chemin et empêche l’oubli de tout engloutir.
+ George de Saint Hirst