Lignée Apostolique
L'Eglise Vielle Catholique Légitime de la Succession d'Utrecht reconnaît la continuité canonique de l'Église Vieille-Catholique Romaine de Hollande depuis sa fondation.
695
La naissance du Siège Episcopale d'Utrecht
Le 21 novembre 695 Saint Willibrod est consacré Evêque à Rome par le pape Sergius Ier, avec mission d'évangéliser les frisons (pays bas actuels). Il reçoit le nom de Clément et fonde le siège Episcopal d'Utrecht (dont le nom latin est Trajectum ad Rhenum) qui lui a été cédé par Pépin II de Herstal.
C'est l'acte de naissance de la lignée épiscopale légitime.
1145 - 1215
Le privilège d'Election Episcopale
Le 18 octobre 1145 — L'empereur Conrad III transfère son droit d'élection épiscopale aux deux chapitres d'Utrecht (Saint-Martin et Saint-Sauveur).
En Avril 1146 — Le pape Eugène III approuve et confirme cette renonciation impériale.
Ce privilège est exceptionnel : contrairement à la quasi-totalité des diocèses européens où Rome contrôle les nominations, le Chapitre cathédral d'Utrecht obtient le droit perpétuel d'élire ses propres évêques — sans approbation pontificale préalable.
En 1215, le IVe Concile de Latran confirmait ce droit.
1520
Le privilège de Léon X : la bulle Debitum Pastoralis.
Trois ans après les 95 thèses de Luther le pape Léon X accorde une bulle extraordinaire à la demande de Philippe de Bourgogne, 57e évêque d'Utrecht.
Ce que la bulle accorde :
Ni l'évêque d'Utrecht, ni ses successeurs, ni son clergé, ni ses laïcs ne pourront jamais être traduits en première instance devant un tribunal canonique externe — même sous prétexte de lettres apostoliques quelconques. Toute telle procédure sera ipso facto nulle et non avenue.
Ce "privilège léonin" (Leonine privilege) confère à l'Église d'Utrecht une autonomie juridictionnelle complète : ses affaires canoniques doivent être réglées en interne, sans recours à Rome ni à aucun tribunal extérieur.
hiérarchie.
1702 - 1724
La filiation d'Utrecht — Historique de la succession apostolique.
La Province ecclésiastique d'Utrecht, en Hollande, connaît des tensions dès le milieu du XVIIe siècle, alimentées par deux facteurs :
Le jansénisme : de nombreux réfugiés jansénistes français s'établissent aux Pays-Bas après la persécution de Port-Royal. L'Église d'Utrecht leur est favorable.
Le conflit de juridiction : le Chapitre cathédral d'Utrecht (collège de chanoines) use de son droit canonique ancien de participer à la gouvernance et à l'élection des évêques.
1702 — L'archevêque Petrus Codde est suspendu par Rome pour suspicion de sympathies jansénistes. Il refuse d'accepter la bulle Unigenitus (1713) qui condamne le jansénisme.
Le Chapitre d'Utrecht refuse de reconnaître les vicaires apostoliques imposés par Rome et maintient qu'il détient la succession légitime de l'Église primitive néerlandaise.
1719 — Dominique Marie Varlet, évêque de Babylone (en partance pour sa mission en Perse ordonnée par le Pape), passe par Amsterdam et administre des confirmations.
1724 - 1908
27 octobre 1724 — Varlet consacre Cornelius Steenoven comme archevêque d'Utrecht avec l'élection du Chapitre.
C'est l'acte fondateur de la succession d'Utrecht : continuité de l'Église locale primitive.
S'en suit une lignée apostolique aux termes de laquelle,
En 1908 :
Arnold-Harris Matthew fonde l'Old Roman Catholic Church par consécration à Utrecht.
Il s'agit de la continuité es lignées d'Angleterre et d'Amérique du Nord
1908 - maint.
La chaîne qui conduit à Monseigneur de Saint-Hirst est la suivante, telle qu'elle figure dans le Canonical Old Roman Catholic Clerical Directory, document officiel de notre Église :
1908 — Mgr Arnold Harris Mathew, archevêque (Londres)
1912 — Mgr Rudolphe de Landes Berges (Écosse)
1916 — Mgr Carmel Henry Carfora, archevêque (Chicago)
1935 — Mgr Albert Dunstan Bell (Californie)
1940 — Mgr Edgar Ramon Verostek, archevêque (Californie)
1985- Mgr Joseph-Andrew Vellone Archevêque Métropolitain de Californie.
1994 - Mgr Vellone Primat
1994 (4 octobre) — Mgr Luke Amadeo Iezzi (Antilles/France)
2002 (24 mai) — Mgr George de Saint-Hirst, Evêque d'Atkinson Castel-Bruce.
Depuis 2004, Monseigneur de Saint-Hirst a été nommé Archevêque titulaire de Saint-Jean-d'Acre.
A ce jour il n'a nommé aucun successeur en France et en Europe où il est le seule représentant légitime de la Old Roman Catholique Church
Aperçu actuel
L’Église catholique romaine ancienne d’Amérique du Nord est la juridiction catholique romaine originelle, historique et canonique de l’hémisphère occidental. Elle arriva aux États-Unis le 7 novembre 1914 lorsque le prince-évêque Rudolph de Landas Berghes arriva ici depuis la Grande-Bretagne.
L’évêque Berghes avait été consacré par l’archevêque catholique romain Arnold Harris Mathew à Londres le 29 juin 1912. Il émigra aux États-Unis en raison du climat politique en Europe durant les premières années de la Première Guerre mondiale. L’évêque Berghes était un sujet de l’empire austro-hongrois avec lequel une grande partie de l’Europe était en guerre ; il était apparenté à la plupart des maisons royales d’Europe, y compris la famille royale d’Angleterre ; et cela aurait été une grande honte pour la famille royale et pour le gouvernement de Grande-Bretagne d’avoir interné un membre de la famille comme étranger ennemi résident. Ainsi, avec l’aide de la famille royale, du gouvernement britannique, du gouvernement des États-Unis et la coopération directe de l’Église d’Angleterre et de l’Église épiscopale, l’évêque Berghes quitta l’Angleterre et s’installa aux États-Unis. Il s’installa d’abord à New York, puis à Waukegan, Illinois, puis encore à Chicago, Illinois, et enfin à Philadelphie, Pennsylvanie, où il mourut en 1920.
L’évêque Berghes a immédiatement commencé une mission de l’Église catholique romaine des États-Unis et, le 4 octobre 1916, il a consacré évêque Très Révérend Carmel Henry Carfora, ancien frère franciscain catholique romain, pour servir comme son associé et collègue. Ensemble, ils ont posé les fondations solides de la foi catholique, avec une lignée indiscutablement valide de succession apostolique des ordres sacrés, descendante de Rome et actuellement partagée par la majeure partie de la hiérarchie catholique romaine à travers le monde, sur laquelle repose fermement aujourd’hui l’Église catholique romaine ancienne d’Amérique du Nord. L’évêque Berghes fut élu premier primat de l’Église catholique romaine vieille-romaine d’Amérique du Nord en 1916 et servit à ce poste jusqu’au 22 décembre 1919, date à laquelle il retourna sous la juridiction de l’Église catholique romaine, entrant chez les Frères Augustins à Villanova, en Pennsylvanie, où il mourut le 17 novembre 1920.
Le Très Révérend Carmel Henry Carfora succéda à l’archevêque Berghes, servant comme deuxième primat de l’Église catholique romaine vieille-romaine d’Amérique du Nord du 12 octobre 1919 jusqu’à sa mort le 11 janvier 1958, après avoir occupé la fonction de primat pendant 38 ans et 3 mois. L’archevêque Carfora a présidé l’Église lors de sa plus grande expansion et activité missionnaire, guidant les travaux apostoliques et la croissance de l’Église aux États-Unis, au Canada, au Mexique, dans les Caraïbes, en Europe, en Amérique du Sud et même dans certaines régions d’Afrique et d’Asie. L’archevêque Carfora s’est endormi dans le Seigneur le 11 janvier 1958 à Chicago à l’âge de 78 ans, après un long et vaillant combat contre de multiples maladies.
Le troisième primat de l’Église catholique romaine ancienne nord-américaine était l’archevêque Hubert Augustus Rogers, originaire de Saint-Eustathe dans les Antilles néerlandaises. Le Synode général confirma son élection à la primauté de l’Église en mai 1958, à la suite du décès de l’archevêque Carfora. L’archevêque Rogers a conduit l’Église à travers les décennies turbulentes des années 1950 et 1960. La société était secouée par le Mouvement des droits civiques à cette époque, et l’archevêque Rogers dirigea courageusement l’Église catholique romaine ancienne nord-américaine malgré les nombreuses attaques raciales portées contre son caractère et sa personne. L’Église a fièrement élu un homme noir à la fonction de Primat durant ces temps difficiles, et l’a soutenu tout au long de cette période. Bien que plusieurs paroisses soient entrées dans l’Église orthodoxe russe durant ces années, l’archevêque Rogers dirigea les paroisses restantes avec une grande sagesse, préservant l’intégrité, la foi, la mission et l’apostolat de l’Église catholique romaine ancienne nord-américaine. L’archevêque Hubert Rogers démissionna de la primauté de l’Église le 30 avril 1972 et retourna dans sa maison d’enfance aux Antilles néerlandaises, où il fut bien accueilli par toutes les dénominations représentées sur les îles, et où il retourna finalement dans les bras de son Seigneur à sa mort le 25 août, 1976.
Le Très Révérend James Hubert Rogers, fils de l’archevêque Hubert Augustus Rogers, a été élu le 20 mai 1972 pour succéder à son père en tant que quatrième primat de l’Église catholique romaine ancienne nord-américaine. Pendant la majeure partie de sa primauté, l’archevêque James Rogers a été confronté à un problème qui a affecté toutes les confessions depuis la fin des années 1960... le sentiment croissant d’irréligion, qui est venu imprimer la société américaine. La société américaine des années 1970 était caractérisée par le slogan « Dieu est mort » et la notion dominante que l’Église était devenue sans importance dans un tel « monde et génération éclairés ». Malgré ces influences puissantes, l’archevêque James Rogers est resté ferme à la foi catholique et à la position historique de l’Église catholique romaine ancienne nord-américaine, et a travaillé avec diligence pour maintenir l’Église unie et initier de nombreuses nouvelles missions et projets. Ayant atteint l’âge de 70 ans, et après 18 ans en tant que primat, l’archevêque James Rogers remit la primauté à son successeur.
L’évêque Hervé Lionel Quessy de Montréal a été élu cinquième primat de l’Église catholique romaine vieille-romaine nord-américaine le 1er septembre 1990. L’archevêque Quessy ne servit que huit mois à la primauté, lorsqu’il fut contraint de démissionner pour des raisons de santé et son incapacité à remplir les responsabilités de la fonction.
Le 1er septembre 1991, l’archevêque Edward J Ford de Boston, Massachusetts, a été élu pour succéder à l’archevêque Quessy. L’archevêque Ford a été le sixième primat de l’Église catholique romaine ancienne nord-américaine de 1991 jusqu’à sa démission pour raisons de santé et personnelles le 10 mars 2002. Durant les années de sa primauté, l’archevêque Ford présida une Église qui avait traversé une grande crise débutant avec la mort de l’archevêque James Rogers en janvier 1991, ainsi que les difficultés qui ont suivi durant la brève primauté de l’archevêque Quessy et les actions schismatiques ultérieures de plusieurs membres du clergé de New York et du Canada français. Au cours de ces onze années, l’archevêque Ford a assisté à la croissance lente mais constante de l’Église, à la résurrection de l’Augustin en tant qu’organe officiel de l’Église catholique romaine ancienne d’Amérique du Nord, à la réintégration de l’Ordre franciscain au sein de l’Église et à la revitalisation de la vie religieuse en général. De nombreuses nouvelles missions furent inaugurées durant sa primauté et l’Église fut une courte période de croissance.
Le 10 mars 2002, l’archevêque Edmund F. Leeman de Forked River, New Jersey, a pris la direction de l’Église catholique romaine ancienne d’Amérique du Nord en tant que septième primat successeur à l’archevêque de Landas Berghes. L’archevêque Leeman a conduit l’Église à travers une période de réflexion et de regroupement très nécessaire et désespérément nécessaire. Il a occupé officiellement cette fonction pendant 4 ans jusqu’au 27 juin 2006, date à laquelle l’archevêque Ford a été sollicité et désigné pour reprendre la primauté de l’Église, mais il est resté en fait à son poste jusqu’au 16 juin 2007, date à laquelle l’archevêque Ford a été intronisé et installé à la fonction primatiale.
L’archevêque Edward J Ford a été le huitième primat de l’Église catholique romaine vieille-romaine d’Amérique du Nord de 2007 à 2024. Depuis la reprise de la primauté par l’archevêque Ford, le séminaire théologique Saint-François d’Assise fut réorganisé et restauré à son rôle vital dans la vie de l’Église ; De nouveaux moyens de communication ont été introduits : sites web, blogs, salons de discussion, newsletter en ligne, etc. La librairie diocésaine fut créée. La réunification de la NAORCC fut accomplie, les archevêques Vellone et Ford signant un accord historique. L’Ancien Cathetraticum fut rétabli. Le Tiers Ordre régulier franciscain était fermement établi au sein de l’Église ; de nouvelles missions furent créées et de nouveaux membres du clergé rejoignirent l’Église et œuvrent désormais à l’expansion du ministère de l’Église catholique romaine ancienne nord-américaine ; de nouvelles publications furent imprimées et distribuées ; et un calendrier a été préparé. La vie spirituelle de l’Église et du clergé était un axe central du ministère de l’archevêque Ford en tant que Primat, avec la réintroduction des Journées de Récollection du Clergé du samedi d’Ember, initialement établies par feu l’archevêque James H Rogers, et la création de nouvelles fêtes et fêtes à observer au sein de l’Église catholique romaine ancienne nord-américaine.
Après la mort de quatre évêques en deux ans (l’évêque Plant, l’archevêque Vellone, l’évêque Natoli et l’archevêque Ford), la NAORCC s’est réunie lors d’un synode général spécial pour élire un archevêque métropolitain primat le 19 octobre 2024. Le Très Révérend Raphael Villareal Falquez, M.Div., J.C.D. a été élu et sert aujourd’hui comme neuvième archevêque métropolitain primat de la NAORCC.
Raphael Villareal Falquez est le Métropolite-Primat et archevêque de l’Église catholique romaine ancienne d’Amérique du Nord, ainsi que le curé de ses diocèses, chapelles, oratoires, missions et communautés religieuses à travers le monde. Son siège se trouve à Houston, Texas.
Né à Barranquilla, en Colombie, et élevé avec trois frères et sœurs à Kansas City, Kansas, l’archevêque Villareal a fréquenté l’école primaire St. Patrick’s, puis, après que sa famille ait déménagé en Floride, à la St. Jude Cathedral School et au lycée catholique Bishop Barry/St. Petersburg. Il a obtenu un Bachelor of Theology (B.Th.) à la Trinity Theological University de Fairfield, CA en 1990, un Master of Divinity (M.Div.) à la Perkins School of Theology, SMU à Dallas, TX en 1995, et un Doctorat en jurisprudence canonique (J.C.D.) en 2011 à l’Athenaeum Orientale de Droit Canonique de Tolède, Espagne.
Ordonné prêtre par Luis Fernando Castillo Mendez, patriarche de l’Église catholique apostolique du Brésil, le 7 mai 1991, il a adopté comme devise : Beati Pauperes, signifiant « Heureux les pauvres ». Il a servi comme vicaire, pasteur paroissial, professeur adjoint et chanoine missionnaire pour l’ICAB dans l’Église épiscopale des États-Unis (ECUSA) et l’ACNA, fournissant des sacrements catholiques romains valides aux populations pauvres et immigrées de ces deux organismes.
Il a été nommé chancelier primatial en octobre 2021, servant également comme vicaire primatial de l’archevêque Edward J. Ford. Il a été désigné évêque du Texas en avril 2024, et lors d’un synode général spécial pour l’élection d’un primat, à la mort de Monseigneur Edward James Ford, huitième archevêque métropolitain, il a été élu à l’unanimité le 19 octobre 2024 et sert désormais comme neuvième archevêque métropolitain de la NAORCC.
En résumé, l’Église catholique romaine ancienne nord-américaine essaie, en Christ, de rendre tout nouveau et de tout rendre parfait.
Légitimité et Indépendance
Née de la succession apostolique d'Utrecht, l'Eglise Vielle Catholique Romaine maintient son indépendance canonique tout en reconnaissant le Pape comme Guide Spirituel. Cette autonomie institutionnelle garantit la continuité de notre tradition liturgique et théologique.
Les sacrements de l'Eglise Vielle Catholique Romaine sont reconnus par le Saint-Siège et sont conforme aux dispositions du Droit Canonique tel qu'édicté par le Vatican.
Le canon 368 du Code de Droit Canonique de 1983 définit les Églises particulières comme des portions du Peuple de Dieu dont la charge est confiée à un évêque avec le presbyterium.
Ce principe, au coeur de l'ecclésiologie catholique, reconnaît que l'Église universelle se réalise et se manifeste dans et par des Églises particulières qui possèdent une pleine vie sacramentelle et apostolique.